Les villes passent aux voitures à l'hydrogène

Publié le 23/07/2018

Au niveau international, il est de plus en plus admis que les véhicules électriques à pile à combustible (FCEV) peuvent jouer un rôle dans la transition vers un système d’énergie propre à faible émission de carbone. Cependant, leur développement massif n’interviendra pas avant plusieurs années. Et ce n’est pas surprenant dans la mesure où les coûts élevés, les problèmes d’efficacité et le nombre limité de station d’approvisionnement en hydrogène (HRS) affecte le modèle commercial de leur production et de leur utilisation à grande échelle.

Le projet ZEFER, financé par l’UE, relève ce défi en déployant 180 FCEV à Bruxelles, Londres et Paris. Comme expliqué dans un communiqué de presse publié sur le site Internet du projet, l’utilisation régulière et au quotidien de ces véhicules va créer une demande en hydrogène qui, pour chacun d’eux, correspond à environ quatre fois celle d’une voiture privée. «Cela contribuera à garantir un fort taux d’utilisation des premiers réseaux HRS déjà en fonctionnement dans chacune des villes.» En conséquence de quoi, les facteurs économiques liés au fonctionnement des stations seront améliorés ce qui accélérera l’adoption des FCEV.

Le modèle commercial des FCEV

Les partenaires du projet espèrent que la plupart des véhicules seront déployés fin 2018. ZEFER prévoit que ces FCEV feront des kilomètres. Pour Paris et Bruxelles, le kilométrage estimé est de 90 000 km par an, et de 40 000 km pour Londres. Ces données seront collectées directement sur les véhicules pendant leurs tournées, et serviront de base pour l’analyse des modèles commerciaux et des performances techniques de ces déploiements.

Stocké dans un réservoir, comme pour les véhicules à essence ou gasoil, l’hydrogène est utilisé au cours d’un processus électrochimique de conversion d’énergie qui se produit au niveau des piles à combustible et qui recourt à l’oxygène de l’air pour générer de l’électricité. Cela confère au moteur électrique l’énergie nécessaire pour propulser le FCEV. Un processus électrochimique similaire est utilisé pour produire de l’électricité à partir de piles. Mais tandis qu’une pile perd graduellement sa charge, une pile à combustible continuera à fonctionner tant qu’elle sera alimentée par le flux d’hydrogène.

Un des autres avantages des voitures à hydrogène, c’est leur autonomie, elles peuvent parcourir plus de 480 km, et certaines en font même plus de 800, avec un seul plein. Elles se chargent également plus rapidement que les véhicules électriques classiques: leur approvisionnent dure en moyenne 3 minutes. Les seuls sous-produits de la conversion de l’hydrogène gazeux en électricité sont l’eau et la chaleur. Si l’hydrogène est produit à partir de ressources renouvelables, les FCEV pourraient offrir des opportunités en matière de transports à zéro émission.

Le projet ZEFER (Zero Emission Fleet vehicles For European Roll-out), actuellement en cours, a été lancé dans l’objectif de définir des modèles commerciaux viables pour les flottes de FCEV captives avec des modes d’opération qui permettent de créer de la valeur potentielle à partir des véhicules à hydrogène. Et cela devrait être possible, par exemple, grâce à une utilisation intensive des véhicules et des HRS, ou en évitant les dépenses liées à la pollution dans les centres villes avec des applications où les caractéristiques d’approvisionnement des FCEV s’adaptent au cycle opératoire des véhicules.

Pour plus d’informations, veuillez consulter:
site web du projet ZEFER

Source : Service communautaire d'information sur la recherche et le développement - CORDIS

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